« Les lois ou projets qui, au nom de la lutte contre les discriminations, portent atteintes au fondement biologique de la différence entre les sexes sont des attaques envers ce que Dieu a créé ». En s’exprimant ainsi le 11 janvier 2010, le Souverain de l’Etat et de la Cité du Vatican réagissait à l’adoption, le 8 janvier, d’un projet de loi permettant aux homosexuels de se marier par le Parlement du Portugal. Eh oui, le « retard portugais » en matière de mœurs – ce pays a légalisé l’avortement il y a seulement deux ans – se réduit de plus en plus ce qui inquiète l’Évêque de Rome et souligne la stagnation de la France dans le domaine.
Le Premier ministre portugais fraichement réélu, le socialiste José Sócrates est venu défendre ce projet – issu du programme du PS aux législatives – à la tribune de l’Assemblée de la République en parlant d’une « loi de liberté, justice, égalité et humanisme. » Il a du alors essuyer une salve de critiques – au-delà de celles du Primat d’Italie qui a encore dit que « la liberté ne peut être absolue parce que l’homme n’est pas Dieu » - de la part des députés du Bloc de Gauche. Ceux-ci ont voté en faveur de la loi mais critiquaient un autre point : les socialistes se sont senti obligés de préciser dans cette loi « anti-discrimination » l’interdiction de l’adoption pour les couples mariés homosexuels.
Il faut en effet un grand sens de l’absurde et de l’incohérence pour créer une nouvelle discrimination (allant y compris contre une jurisprudence récente) dans une loi qui se veut humaniste ! D’autant plus que, comme le rappelait José Manuel Pureza – chef du groupe parlementaire du BE et Professeur à la Faculté d’économie de l’Université de Coimbra partenaire de Sciences-Po Bordeaux – l’adoption par une personne célibataire est autorisée, un couple homosexuel marié qui se sentira prêt à adopter un enfant devra pour cela divorcer…
Pour enfin pouvoir progresser dans ce domaine en France comme dans le monde et faire reculer l’influence de Benoit et de ses soldats espérons le retour de la Gauche !
Guilhem S.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire